Le 3 septembre 2017

Il pleut et je ne pense pas que je mettrai le pied dehors ce dimanche, alors je lis "des jardins et des hommes", livre dédié à la mémoire de Jean-Marie Pelt.

J'aimerais vous partager la vision du jardin par Gilles Clément, un paysagiste-jardinier que j'admire beaucoup pour tout ce qu'il partage à ce propos :

"Considérer la planète comme jardin, concevoir le jardin planétaire, relève de l'écologie humaniste.

"Quand on a dit "jardin planétaire", on nomme automatiquement la totalité des humains comme responsables,comme jardiniers.

"Tous ne savent pas qu'ils jardinent, mais le moindre geste que l'on accomplit chaque jour a une incidence sur ce"qui se passe à côté, ailleurs et à l'autre bout du monde. Savoir cela met l'homme en responsabilité de son"territoire.

... Le jardinier est un artisan, obligatoirement, ce qui suppose une dimension artistique, plus ou moins élevée.

Son travail comporte une part de créativité, d'interprétation, l'obligation d'une résolution esthétique. Mêmes'ils ne le savent pas, les jardiniers sont donc aussi des artistes. L'artiste en France est considéré, par le regard

bourgeois, comme celui qui va divertir et amuser, plus que comme celui qui subvertir et créer.

L'artiste, de mon point de vue, est d'abord un subversif, parce qu'il regarde, voit, entend et restitue ce que lesautres n'ont ni vu ni entendu. Il est celui qui créée. Et à partir de cette création, il bouleverse tout,y compris le champ politique...

"... Chacun a chez soi quelque chose à contempler, à écouter, à lire. C'est fondamental, c'est nécessaire.

Quelqu'un qui n'aurait aucune dimension artistique serait à mon sens déshumanisé."